Cinéphile m'était conté ...

Cinéphile m'était conté ...

Amérique du Nord


Incorruptible, sinon rien (Une vérité à deux visages)

Diantre, deux Connelly ont été traduits en français dans la même année, obligation pour suivre le rythme de l'auteur dont les deux derniers livres sortis en Amérique ne devraient pas tarder à sortir en nos contrées, d'autant qu'ils réunissent son personnage fétiche Harry Bosch et sa nouvelle héroïne, Renée Ballard, dont on a suivi les premières aventures dans En attendant le jour. Mais dans Une vérité à deux visages, c'est ce bon vieux Bosch qui est toujours sur la brèche avec plusieurs visages connus dans les rôles secondaires comme son demi-frère avocat aux pratiques limites, Mickey Haller. Deux intrigues se partagent la vedette dans le livre, une troisième faisant même son apparition dans la deuxième partie d'Une vérité à deux visages. Comme toujours, c'est mené d'une main de maître et surtout extrêmement documenté auprès de vrais policiers, ce qui donne un caractère d'authenticité et de crédibilité essentiels. Il est aussi à noter que cette fois Connelly, est-ce l'âge avancé de Bosch, donne une place grandissante aux sentiments de compassion de son héros, que l'on n'a jamais autant senti aussi humain et sensible, au-delà même de sa passion indéfectible pour la justice. L'une des deux intrigues concerne son passé de policier et les soupçons qui pèsent sur lui dans une enquête où il aurait fabriqué une preuve pour faire condamner un suspect. Evidemment, le sang de Bosch ne fait qu'un tour à cette accusation et celui du lecteur itou, qui n'a de cesse de voir la vérité enfin apparaître et confirmer l'incorruptibilité de ce cher Harry. Un peu plus que d'habitude, donc, Connelly joue sur la personnalité de son personnage récurrent et sur son intrinsèque probité. Ce n'est peut-être pas un élément de suspense supplémentaire mais c'est un apprécier sujet d'intérêt pour toux ceux qui estiment qu'un thriller ne doit pas simplement consister en une multitude de scènes d'action et de rebondissements mais aussi s'attacher à des caractères bien spécifiques et, pourquoi pas, proposer une certaine vision des relations sociales (on remarquera au passage les quelques piques lancées à l'actuel président américain).

 

 

L'auteur :

 

Michael Connelly est né le 21 juillet 1956 à Philadelphie. Il a publié 37 romans policiers dont Le poète, Dans la ville en feu et Sur un mauvais adieu.

 


11/12/2019
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Asticotages en famille (Les altruistes)

A en croire un hebdomadaire culturel français bien connu, Andrew Ridker renouvellerait le roman américain avec son premier livre, Les altruistes. Vraiment ? On peut aussi estimer que le jeune auteur, pour son coup d'essai, a du mal à passionner pour cette histoire, somme toute classique, de famille juive américaine dysfonctionnelle dont les 4 membres semblent uniquement s'intéresser à s'asticoter entre eux en permanence et à échouer systématiquement dans leur évolution sociale. La construction du roman avec ses incessants sauts dans le passé : enfance, mariage, échecs professionnels ... sont aussi pour beaucoup dans le sentiment que les personnages non seulement ne font rien pour attirer notre bienveillance mais encore n'en récoltent pas plus de la part de l'auteur, qui est le premier à les accabler et à les clouer au pilori de leurs propres insuffisances. Il est heureux que le livre contienne une bonne dose d'humour mais cela ne suffit pas pour rendre les protagonistes attachants. La tragi-comédie de l'épisode zimbabwéen qui est en quelque sorte fondateur de la personnalité du père (le pire de tous par son égocentrisme forcené), bouscule quelque peu l'impression générale mais elle n'occupe que quelques dizaines de pages du livre et ne compense pas un certain nombre de passages largement fastidieux et dont la tonalité est quasiment univoque. Le portrait de la mère, décédée dès le début du livre, mais que l'on retrouve fréquemment au gré des flashbacks, est sans doute le plus captivant car plein de nuances et équilibré. Elle, au moins, attire l'attention et suscite l'empathie ce qui est loin d'être le cas des autres membres de cette famille qui n'en finissent pas de régler leurs comptes sans trop se préoccuper du monde alentour. C'est distrayant par moments mais un peu étouffant à la longue.

 

 

L'auteur :

 

Andrew Ridker est né en 1991 près de Boston.

 


08/11/2019
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Un purgatoire sans fin (Le matin de Neverworld)

Le matin de Neverworld est paru chez Gallimard Jeunesse mais il n'est pas interdit aux plus âgés d'y jeter un oeil intéressé. L'auteure, Marisha Pessl, avait impressionné avec son roman précédent, Intérieur nuit, puissant mais peut-être un peu trop "fabriqué". C'est un peu le défaut que l'on retrouve dans ce nouveau livre, très travaillé, mais qui ne fonctionne qu'à coups de rebondissements et finit par oublier ses enjeux de départ, à savoir qui va survivre dans un groupe de 5 jeunes gens coincés dans une sorte d'entre deux mondes, un purgatoire sans cesse recommencé, façon Un jour sans fin. L'aspect fantastique, au premier plan tout d'abord, et riche de possibilités narratives, laisse peu à peu la place dans le roman à un thriller, enquête sur une mort suspecte du meilleur ami de ce singulier club des 5. Et donc, les coups de théâtre se succèdent, chaque personnage révélant une personnalité au moins double, y compris la narratrice auquel il n'est pas prudent de se fier totalement. En dépit d'une architecture complexe et bien échafaudée, Le matin de Neverworld ne progresse finalement qu'avec un certain nombre de "trucs" qui font s'interroger sur la crédibilité des portraits psychologiques de chacun des protagonistes. L'atmosphère est au rendez-vous mais l'avancée du récit et sa conclusion laissent plutôt sur sa faim (fin).

 

 

L'auteure :

 

Marisha Pessl est née le 26 octobre 1977 à Détroit. Elle a publié La physique des catastrophes et Intérieur nuit.

 


31/10/2019
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Indépendance et obstination (En attendant le jour)

La qualité des polars de Michael Connelly tient beaucoup à leur précision documentaire, au sein des services de police de Los Angeles. En attendant le jour ne fait pas exception à la règle et raconte pas moins de trois affaires, d'importances inégales, en cherchant un certain réalisme et crédibilité sans pour autant négliger l'aspect romanesque de son récit. Sur le papier, tout semble couler de source mais il y a un grand talent de conteur derrière, avec une économie de moyens au service d'une efficacité maximale, dosage parfait d'action, de rebondissements et de psychologie. Pour la première fois, Connelly s'attache aux pas d'une enquêtrice, jeune, mais marquée à la fois par une histoire familiale compliquée et une ascension professionnelle stoppée net par une affaire de harcèlement dont elle est la victime expiatoire. Pour le reste, la dénommée Renée Ballard partage de nombreux points communs avec le détective chéri de Connelly, Hieronymus Bosch : intelligence intuitive, indépendance forcenée, obstination et ... difficultés avec sa hiérarchie. On a beau connaître à fond les ingrédients habituels des livres de Michael Connelly, impossible de ne pas marcher une fois de plus et de ne pas se prendre de sympathie pour cette femme-flic solitaire dont la meilleure amie est du genre canin. De là à rêver de voir réunis Renée et Hieronymus dans une enquête commune, il n'y a qu'un pas auquel l'auteur d'En attendant le jour a déjà pensé (ses deux prochains romans en attente de traduction). On en salive déjà d'avance.

 

 

L'auteur :

 

Michael Connelly est né le 21 juillet 1956 à Philadelphie. Il a publié une trentaine de romans dont Le poète, Créance de sang et Sur un mauvais adieu.

 


13/08/2019
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Marigot aux émanations délétères (En lieu sûr)

Parue à la rentrée 2015, l'édition française de Six jours avait fait l'effet d'une déflagration par son ambition et sa puissance narrative, nous faisant découvrir un écrivain déjà au faîte de son art : Ryan Gattis. Depuis, ce dernier a publié Air (non traduit en français) et En lieu sûr (Safe en V.O) dont l'action se déroule sur 3 jours à Los Angeles, avec deux narrateurs, héros d'un roman noir assez décevant vu les attentes mises dans le talent de l'auteur. En lieu sûr voudrait être une sorte de tragédie grecque, intime et sociale, situé dans la période immédiate avant la crise des subprimes mais ce qu'il raconte n'a pas la force nécessaire pour y parvenir. Certes, les deux personnages principaux sont très fouillés, se mouvant dans un marigot aux émanations délétères où s'ébattent membres de gangs et représentants d'organisations officielles (FBI, Stups) tout en jouant sur les deux tableaux. Et leurs tourments, avec plusieurs flashbacks explicatifs, ne sont pas moins empreints d'ambigüités et de douleurs. Mais si le roman n'a pas l'impact qu'il devrait, c'est en grande partie dû au style oral voulu par Gattis qui en français donne une langue vernaculaire assez pénible à déchiffrer, plutôt grossière même, avec l'impression au final que l'on se trouve dans une banlieue hexagonale plutôt qu'à Los Angeles. Evidemment, la traduction d'En lieu sûr a dû être difficile mais le résultat n'est vraiment pas probant, même avec la playlist punk-rock, donnée en début d'ouvrage, qui sert de B.O à l'un de ses deux héros, En lieu sûr se lit sans ennui, bien sûr, mais ne peut se comparer à l'emprise dévastatrice de Six jours que Ryan Gattis aura bien du mal à égaler dans le futur.

 

 

L'auteur :

 

Ryan Gattis est né 1978 dans l'Illinois. Il a publié 7 romans dont Six jours.

 


29/07/2019
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Affres de la création (Les innocents et les autres)

Par sa construction, plutôt alambiquée, ses grandes nuances psychologiques, en ne faisant pas de cadeau à ses personnages et enfin ses thématiques et son intellectualisme, Les innocents et les autres est un roman furieusement américain. Très brillant, quasi conceptuel et un peu enivré de sa propre virtuosité. Dana Spiotta ne cesse de vouloir surprendre son lecteur au détour de chaque début de chapitre, défaisant la chronologie et évoluant d'un personnage à l'autre, ils sont principalement trois et féminins. L'un des grands sujets est celui de la création, en l'occurrence cinématographique avec la question de l'investissement que l'on est prêt (e) à y mettre, quel que soit le prix à payer. Sans compter, dans le cas de documentaires, les éventuels dégâts collatéraux. Les trois héroïnes de Les innocents et les autres sont chacune à leur façon dysfonctionnelles. Se pose aussi le problème de la responsabilité dans leur travail ou leur vie tout court. Et celui du respect aux autres qui prend une toute autre dimension quand il s'agit d'une amitié au long cours. Bref, il s'agit d'un roman très riche, déstabilisant parfois mais incroyablement maîtrisé, trop sans doute dans le sens où il peut apparaître peu spontané, voire même manipulateur. Les cinéphiles, en tous cas, seront aux anges avec une multitude de références que l'on sent le fruit de choix sincères et très pointus.  

 

 

 

L'auteure :

 

Dana Spiotta est née le 16 janvier 1966 à New Jersey. Elle a notamment pubiés Eat the Document et Stone Arabia.

 


22/03/2019
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Une détective singulière (Céline)

Céline, l'héroïne du roman éponyme de Peter Heller, est un personnage très singulier. Une dame de 67 ans qui exerce ses talents en tant que détective au service des familles qui ont vu un de leur proche disparaître sans laisser de traces. Ajoutons qu'elle souffre épisodiquement d'emphysème pulmonaire et qu'elle manie comme personne les armes à feu. On apprendra par ailleurs au cours du récit que son passé recèle un lourd secret : elle a dû abandonner un enfant à la naissance. Ce qui explique dans doute sa vocation à rechercher des personnes disparues. Céline est une originale et le portrait amusé et bienveillant dessiné par Peter Heller constitue le premier intérêt du livre. Et peu importe s'il est souvent irréaliste, l'auteur n'oublie jamais qu'il s'agit d'une fiction et que les faits comme ses personnages n'ont pas besoin d'être crédibles pour susciter notre adhésion (qui sera plus difficile pour un lecteur aimant la logique et les histoires avant tout plausibles). Le roman est en vérité un faux thriller car, si suspense il y a, il est sans cesse ralenti par des flashbacks ou des digressions. C'est du "slow writing" dans toute sa splendeur, si tant est que la chose existe, riche en descriptions élégiaques de la nature et en scènes souvent drôlatiques qui n'ont que peu à voir avec l'intrigue principale. Pour reprendre une phrase bien connue, c'est ici bien plus le voyage que la destination qui compte. Un livre à lire sans hâte, donc, dans le moelleux d'un canapé ou, mieux, seul(e) en forêt ou au bord d'un lac qui frissonne élégamment sous le souffle du vent.

 

 

L'auteur :

 

Peter Heller est né le 13 février 1959 à New York. Il a publié La constellation du chien et Peindre, pêcher et laisser mourir.

 


03/03/2019
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Dans l'ombre du grand homme (La troisième Hemingway)

Hemingway fascine toujours. L'écrivain, bien sûr, mais aussi son existence aventureuse et remplie de femmes. Et pas des moindres comme sa troisième épouse, Martha Gellhorn, correspondante de guerre à la personnalité bien trempée qui a fini sa carrière de journaliste en couvrant l'invasion américaine de Panama, à l'âge vénérable de 81 ans. Cependant, aussi incroyable qu'ait été cette femme, c'est presque toujours à travers la célébrité de son mari que l'on se réfère à elle, en France en tous cas, puisque La troisième Hemingway s'intitule Love and Ruin, en Amérique. Martha n'est pourtant pas une inconnue : on l'a croisée dans Mrs Hemingway de Naomi Wood et dans le téléfilm de luxe Hemingway & Gellhorn où elle était incarnée par Nicole Kidman. Mêlant vérité et fiction, Paula McLain s'immisce dans la tête et les pensées de son héroïne dans La troisième Hemingawy, avant, pendant et après (trop peu hélas) son mariage avec l'auteur de Pour qui sonne le glas. Les meilleurs passages du livre sont assurément ceux consacrés à la guerre d'Espagne au moment où les deux reporters ne sont encore que des amis. Plus avant dans le roman, Paula McLain montre bien en quoi les deux caractères entiers et indépendants de ces deux êtres ne pouvaient que se heurter et se blesser avec en plus une rivalité de plus en plus grande du point de vue journalistique et littéraire. L'auteure n'insiste pas outre-mesure sur les scènes de ménage parait-il "homériques" qui les opposèrent au moment où leur union déclinait. La troisième Hemingway n'est pas dénué de style même si demeurant plutôt sage, s'intéressant avant tout à la psychologie de son sujet, ne cherchant pas à dévoiler plus qu'il ne faut de l'intimité des Hemingway. Au-delà de son ménage avec le grand homme, l'on retient en priorité le portrait d'une femme au tempérament affirmé, bien décidée à mener sa vie sans compromissions, passionnée et toute entière dédiée à sa mission de raconter les turbulences du monde.

 

 

L'auteure :

 

Paula McLain est née en 1965 à Fresno (Californie). Elle a publié 4 romans dont Madame Hemingway et L'aviatrice.

 


16/02/2019
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Itinéraire d'un perdant (Les tribulations d'Arthur Mineur)

Arthur Mineur (Less en V.O) est un écrivain sans succès depuis des années qui arrive à la cinquantaine avec le sentiment que sa vie est en grande partie ratée. Du point de vue artistique, c'est un auteur situé dans une zone grise entre la médiocrité et le génie, mais aussi sentimental avec des histoires d'amour (on lui fait remarquer qu'il est un "mauvais homosexuel") qui se terminent invariablement par un échec. Un personnage de perdant, pas vraiment magnifique, en pleine crise existentielle que Andrew Sean Greer raconte sur le mode de la comédie, le confrontant à des situations absurdes où il frôle le ridicule tout en restant touchant par son extrême vulnérabilité. Et puisqu'il s'agit des Tribulations d'Arthur Mineur, celui-ci a l'occasion de faire le point de son existence alors qu'il entreprend un tour du monde, entre signatures, rencontres et commémorations diverses, de Berlin au Japon en passant par Paris, Turin, le Sahara et l'Inde. C'est un roman qui va très vite dans le présent, d'une contrée à une autre, et s'attarde à l'inverse dans le passé de son héros. Le tout, sous une plume ironique et plaisante qui cherche moins l'approfondissement que la description des sensations et des interrogations d'un individu somme toute relativement égocentrique. Greer n'évite pas les répétitions dans ce roman agréable à lire mais loin d'être mémorable qui rappelle parfois, en nettement moins bien, ceux de ses confrères américains, John Irving ou Paul Auster, par exemple.

 

 

L'auteur :

 

Andrew Sean Greer est né le 5 novembre 1970 à Washington. Il a publié 5 romans dont L'histoire d'un mariage et Les vies parallèles de Greta Wells.

 


20/01/2019
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Une famille de l'intérieur (Cette maison est la tienne)

Fatima Fahreen Mirza est née en Californie, de parents indiens émigrés, à l'instar des protagonistes de son premier roman, Cette maison est la tienne, publié en France à peine plus de deux mois après les Etats-Unis. Et bien que les personnages du livre vivent en Amérique, c'est bien de la littérature indienne dont se rapproche l'auteure, se penchant principalement sur les dysfonctionnements d'une famille de confession musulmane à travers une trentaine d'années. C'est d'ailleurs dans son aisance à se mouvoir dans différentes temporalités que le livre impressionne, non sans déstabiliser au préalable. En effet, Cette maison est la tienne fait se succéder de très nombreuses scènes sans ordre chronologique préconçu, certaines s'éclairant seulement a posteriori, Fatima Farheen Mirza faisant confiance au lecteur pour remettre dans l'ordre et s'approprier cette pénétrante histoire familiale centrée autour de deux filles, d'un fils, de leurs parents et de quelques membres de leur communauté. Assez rapidement, le roman devient celui des divergences entre deux générations, avec une rébellion qui sera effective chez le fils et moins évidente chez ses deux soeurs qui refuseront cependant d'accepter des mariages arrangés. Il y a un grand talent chez la jeune romancière pour raconter une famille de l'intérieur, ses joies et ses épiphanies mais surtout ses petites lâchetés, jalousies et compromissions. Et une bienveillance constante pour des personnages pleins de nuances qui assument leurs erreurs même aux conséquences tragiques. A ce titre, la confession du père, qui occupe le dernier chapitre, est une pure merveille de grâce littéraire, chargée d'une émotion contenue jusqu'alors. Vu l'âge de Fatima Farheen Mirza, 27 ans, il y a lieu de croire qu'il y a beaucoup à espérer d'une romancière déjà aussi maîtresse d'un style très personnel et d'un tel don pour l'art de la narration.

 

 

L'auteure :

 

Fatima Farheen est née en 1971 en Californie. A Place for us a été publié en juin 2018 aux Etats-Unis.

 


29/12/2018
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